vendredi 14 octobre 2011

Now war is declared - Journal à numéro unique sur les émeutes anglaises d’août 2011


Journal à numéro unique, 48p, format A4.

Ce journal contient contre-information, analyses, chronologie et textes traduit de l’anglais, mais aussi d’autres langues, le tout dans une perspective antiautoritaire.

Sommaire :
Now war is declared ! Une introduction - p.3
Déroulement des émeutes - p.8
• La lutte contre l’existant continue - p.12
• Tottenham contre-attaque - p.18
• Les yeux grands ouvert à Londres - p.19
• Communiqué d’une attaque à Bristol - p.20
• London Calling (Belgique) - p.21
• Cinq postes de police attaqués à Nottingham - p.22
• London Calling (Italie) - p.23
• Les mots d’un émeutier - p.25
• Leave them kids alone ! - p.26
• Retour sur la répression des émeutes de Londres - p.27
• Nouvelles technologies + police + citoyenneté = Répression 2.0 - p.33
• Don’t panic don’t talk - p.38
• Compte-rendu de la manifestation du 13 août - p.39
• Manif anti-flic devant la prison de Brixton - p.40
• Contre toute autorité - p.41
• London Calling (Allemagne) - p.42
• Affiche grecque de solidarité - p.43
• Pour mémoire : Nothing to lose ! - p.44

Il sera exceptionnellement disponible au prix fixe de 4€ l’exemplaire, et de 3€ l’unité à partir de cinq exemplaires. Tout l’argent qui sera récolté servira à soutenir des compagnons rackettés par la justice dans le cadre de la lutte contre les centres de rétention et la machine à expulser.

Pour commander votre exemplaire, pour les distros, pour en poser dans des lieux de diffusion, contactez cette adresse : ravage(at)riseup.net

mardi 20 septembre 2011

La reproduction de la vie quotidienne


Avec ce texte de Fredy Perlman, nous vous proposons une analyse de qualité de l’aliénation et de la reproduction sociale de l’économie dans la vie quotidienne à travers le travail et la marchandise.

«L’activité quotidienne des esclaves reproduit l’esclavage. Par leur activité quotidienne, les esclaves ne se reproduisent pas seulement physiquement eux-mêmes et leurs maîtres, ils reproduisent également les instruments par lesquels leurs maîtres les oppriment, ainsi que leurs propres habitudes de soumission à l’autorité du maître. Pour les hommes vivant dans une société fondée sur l’esclavage, le rapport maître-esclave semble à la fois naturel et éternel. Pourtant, les hommes ne naissent pas maîtres ou esclaves. L’esclavage est une forme sociale spécifique à laquelle les hommes sont soumis exclusivement dans des conditions matérielles et historiques déterminées. L’activité quotidienne concrète des salariés reproduit le salariat et le capital. Par leurs activités quotidiennes, les hommes « modernes », comme les membres d’une tribu ou les esclaves, reproduisent les habitudes, les relations sociales et les idées de leur société, ils reproduisent la forme sociale de la vie quotidienne. De même que le système tribal et l’esclavage, le système capitaliste n’est ni la forme naturelle, ni la forme définitive de la société humaine. Comme les formes sociales précédentes, le capitalisme est la réponse spécifique à des conditions matérielles et historiques données. [...] Les conditions matérielles et historiques expliquent l’origine de la forme capitaliste, mais pas la raison pour laquelle cette forme perdure alors que la situation initiale a disparu.»


jeudi 4 août 2011

Notre Individualisme et autres textes...


Notre individualisme est un texte écrit à la première personne, à la fois vision personnelle de l’individualisme anarchiste et présentation volontairement accessible de cette pensée souvent méconnue ou caricaturée. Le besoin s’en faisait ressentir depuis déjà pas mal de temps, voici donc une modeste contribution, une goutte d’eau dans la mer des débats sur l’anarchisme, suivie de quelques classiques dépoussiérés pour l’occasion ou de textes plus récents qui ont attiré notre attention sur le sujet.

Sommaire :
Notre individualisme - Aviv Etrebilal
Liberté individuelle et société - Max Stirner
L’Individu contre l’Etat - Max Stirner
Sur la responsabilité individuelle
L’Individualisme - Albert Libertad
L’important ce n’est pas de savoir d’où on vient mais de décider où on va
Contre l’organisation - Giuseppe Ciancabilla


mercredi 6 juillet 2011

Noam Chomsky et ses amis... Une imposture au sein de l’anarchisme


Comme le rappelle l’un des critiques américains de Chomsky, chacun a bien le droit de prendre un parti qui est celui -à strictement parler- de la contre-révolution. Il doit être déconstruit et critiqué -en un mot combattu-, et cela avec d’autant moins de complaisance qu’il se drape dans les plis du drapeau noir pour donner du panache et un pedigree flatteur à un anarchisme d’opinion, devenu discipline universitaire, acteur de la pluralité démocratique ou curiosité muséologique.

lundi 20 décembre 2010

Fra Contadini - Un dialogue entre deux paysans sur l’anarchie



Écrit en 1883 et publié en 1884 à Florence, ce dialogue entre paysans fut un véritable succès de propagande anarchiste en Italie d’abord et dans le reste du monde ensuite. Quelques années plus tard, en 1887, c’est Kropotkine qui ouvrira la voie à une multitude de traductions en lui donnant une version française (c’est celle-ci que nous avons choisi de reprendre ici) à laquelle succédera la version espagnole, puis anglaise, allemande, roumaine, néerlandaise, norvégienne, tchèque, hébraïque, arménienne et ainsi de suite. Dans un langage simple, proche du parler populaire italien de l’époque, Malatesta s’attelle à poser des pistes pour des solutions aux divers problèmes sociaux en parlant au cœur comme au cerveau. Ces deux paysans, Jacques et Pierre (Beppe et Giorgio dans la version originale italienne) sont deux personnages dans lesquels tout le monde peut se reconnaître, en particulier Jacques, censé représenter le discours classique et influencé que Pierre, l’anarchiste, essaye de démonter.
Un succès qui peut s’expliquer par sa capacité, par le biais de la forme dialogue, à parler à tous, bien au-delà de la simple paysannerie, en faisant vibrer le mot exploitation chez tous ceux qui la subissent, et liberté chez tous ceux qui la désirent.

vendredi 13 août 2010

Réflexions sur l’individualisme


Ne pouvons-nous, individus, remplacer l’État par nos libres associations ? A la loi générale, collective, ne pouvons-nous substituer nos conventions mutuelles, révocables dès qu’elles sont une entrave à notre bien-être ? Avons-nous besoin des patries parcellaires qu’ont faites nos maîtres, alors que nous en avons une plus vaste : la Terre ? Et ainsi de suite. Autant de questions que le libre examen de l’individualiste résout justement à l’avantage de l’individu. Sans doute, ceux qui vivent du mensonge, qui règnent par l’hypocrisie, les maîtres et leur domesticité de prêtres et de politiciens, peuvent être d’un avis différent parce que leur petit, très petit intérêt les y invite.

Ce texte de Manuel Devaldès (1875 - 1956) fut publié en Janvier 1936 dans le N° 157 de La Brochure Mensuelle.

mercredi 10 mars 2010

Au centre du volcan

Il y a des écrits, parfois, rarement même, qui réussissent à parler à toutes les parties de votre cerveau en même temps. Au centre du volcan, qui apparait ici pour la première fois en français est de ceux-là. Dans ce texte qui prend pour fil conducteur la critique du concept de Progrès, l’auteur examine de façon critique les révolutions des XIXe et XXe siècles à la lumière de la réalité des émeutes et des insurrections qui n’ont pas suivi les traces des quelques architectes politiques de la révolution (on y cite par exemple, l’avènement du socialisme). Il explore également, sur les traces de Bakounine et Coeurderoy, les relations généralement considérées comme dichotomiques, entre la raison et les passions, afin de se réapproprier les deux dans un souci d’émancipation totale. C’est de l’inconnu que tente de nous parler ce texte, de cette grande inconnue qu’est l’insurrection, qui arrête le temps et le démolit comme le Vésuve contre Pompéi. Comme la guerre sociale contre la routine du quotidien. Mais c’est aussi de la peur qu’elle inspire dont nous parle ce texte italien, lorsque le retour à la normale n’est plus possible. Nous vous invitons donc à le lire avec intérêt, à en diffuser le contenu, plus que le bout de papier que vos doigts triturent.

dimanche 24 janvier 2010

Contre l'Unité - Recueil de textes contre la mythologie unitaire


Dans ce modeste recueil, on pourra trouver quelques textes, presque toujours liés à des situations et à des contextes particuliers, cependant, si nous les avons réunis ici c’est qu’ils participent tous plus généralement d’une même cohérence antipolitique. "Antipoliquoi ?..." s’exclameront certains. Une nouvelle théorie à la mode chez les anarchistes de salon ? L’antipolitique, peu importe le nom qu’on lui donne (il n’aura de toute manière aucune nécessité), est une tendance réelle au sein du mouvement anarchiste international parmi ceux qui luttent et qui font quotidiennement le choix de ne pas sombrer dans les méandres militarisés de la stratégie et de sa tactique au nom desquelles tant ont retourné leurs vestes, prouvant à ceux qui ne voulaient pas y croire à quel point éthique, idées, désirs, individu et rêves pouvaient être bradés sur l’autel de la reconnaissance, de la représentation et de la médiation.


vendredi 8 janvier 2010

Dissonances - Alfredo M. Bonanno

Receuil de textes d'Alfredo Bonanno

Si la dissonance est partie intégrante de l’harmonie et constitue l’autre résultat, celui qui est toujours prévisible et même désirable, sa coagulation libre dans les processus de réalisation aléatoire produit quelque chose d’autre, une rupture qui n’est pas facilement amendable. Que chacun respecte le cycle complet dans le lit rassurant de la rivière des significations, avec laquelle les transporteurs d’eau étouffent nos craintes, mais ailleurs.
Ici, on propose une lecture risquée : une chance, un voyage ouvert à d’autres possibilités.

SOMMAIRE :
  • Mettre sa vie en jeu
  • Maladie et Capital
  • Que faire de l’anti-fascisme ?
  • La Maladie Communautaire
  • La perte du langage
  • Inactualités sur les drogues

Télécharger la brochure au format page-par-page, lisible à l'écran.

mercredi 9 décembre 2009

Apologie de l’anarchiste Nikos Maziotis devant la cour d’assise d’Athènes le 7 juillet 1999

L’anarchiste grec Nikos Maziotis a été condamné, le 7 juillet 99, à quinze ans de prison. Il avait été arrêté le 13 janvier 98 pour sa solidarité active avec les habitants de la baie de Strymonikos, dans la Macedoine grecque, en lutte contre les installations métallurgiques de traitement de l’or de la multinationale canadienne TVX Gold. Un mois après son arrestation, Nikos, à travers une lettre adressée à un journal, assumait la responsabilité d’une attaque à l’explosif contre le ministère de l’Industrie et du Développement, réalisée le 6 décembre 97 à Athènes, comme acte de résistance et de complicité avec les villageois qui s’affrontaient avec la police venue défendre les armes à la main l’or et ses nuisances.

L’action revendiquée par Maziotis - une bombe qui n’a pas explosé - se liait concrètement à une lutte qui avait dépassé depuis longtemps les limites de la légalité et des négociations. La vie contre les poisons industriels, la révolte contre leurs ministères, l’auto-organisation des villageois, un blocage qui arrête les projets d’une multinationale sur une route de montagne - c’est tout cela nous raconte cette « apologie », prononcée le 7 juillet devant les juges. Elle nous parle de solidarité révolutionnaire, de guerre sociale, des véritables terroristes et de ceux qui ne veulent plus de leur terreur faite de travail et de matraques, de plomb et de mensonges médiatiques. Elle nous parle également de l’histoire grecque et des conflits d’aujourd’hui, d’une critique globale de la société étatisée et capitaliste qui n’oublie jamais - en dépit de tous les avocats du pouvoir - sa banalité fondamentale : les responsables existent et on peut les frapper.

Contre toutes les distinctions bâties sur le code pénal (moins un acte est risqué et plus il est juste, ou vice versa), la déclaration de Nikos n’est pas l’apologie d’un acte isolé, mais celle d’une révolte qui nous dit : l’important, ce n’est pas la bombe, mais la main qui la pose.


Télécharger la brochure au format page-par-page, lisible à l'écran.

Télécharger la brochure au format cahier A6, directement imprimable.

mardi 1 décembre 2009

Et Notre Haine Rit...



Dans ce bref recueil de textes de ce combattant de l’anarchisme individualiste, la poésie vengeresse et paroxystique croise du regard le browning de l’anarchiste bandit. La ferveur éclatante de la prose d’Abele Rizieri Ferrari, alias Renzo Novatore, en dit long sur ce qui anime celui qui passe à l’acte, qui donne à ses idées le tournant pratique qu’elles impliquent, au prix de la vie, d’une vie menée contre toutes formes d’utopies, contre toutes métaphysiques, le sort d’un certain iconoclaste de La Spezia qui fabriquait des vers comme il fabriquait des grenades.

Ici Novatore nous parle de solidarité, de l’innocence et de la culpabilité, sujets d’une actualité brûlante, en 1922 comme aujourd’hui. Il nous parle du sacré, qu’il soit Christ ou Droit-de-l’homme. Il nous parle, de façon détournée, de la révolution à l’est. Il nous parle aussi de ce que nous voulons y lire, c’est là la force du poète capable de transformer sa lyre en poignard.

« Notre tâche ultime, à nous individualistes anarchistes, sera de faire sauter la dernière Arche à coups de bombes et le dernier dictateur à coups de Browning. La nouvelle société restaurée, nous retournerons en marge d’elle pour vivre notre vie dangereusement, notre vie de nobles criminels et d’audacieux pécheurs ! »

mardi 3 novembre 2009

Aux Errants

Personne n’émigre pour le plaisir — c’est une vérité très simple que beaucoup veulent cacher. Si une personne laisse de bon gré sa terre et les siens, on ne l’appelle pas un migrant mais un touriste ou un voyageur. La migration, c’est un déplacement forcé, c’est errer à la recherche de meilleures conditions de vie.

lundi 2 novembre 2009

Je suis l’ennemi de la propriété individuelle


Le 12 janvier 1887, le jury de la Seine condamne Clément Duval, un serrurier de 37 ans, à la peine de mort. Membre fondateur du groupe La Panthère des Batignolles, il a cambriolé le 4 octobre 1886 un hôtel particulier de la rue Monceau, y a dérobé pour quinze mille francs d’argenterie et de bijoux avant d’y mettre le feu. Le 17 octobre, les agents de la Sûreté tentent de s’emparer de lui alors qu’il se rend chez un receleur. Au cri de “au nom de la loi, je vous arrête”, il répond “au nom de la liberté, je te casse la tête !” avant de planter un couteau dans le corps du brigadier Rossignol. C’est donc pour vol, incendie et tentative de meurtre qu’il est condamné à mort avant que sa peine ne soit commuée le 28 février aux travaux forcés à perpétuité. Dans cette brochure, sa déclaration devant la cour d'assises, le 11 janvier 1887, à l'époque distribuée dans la rue à 50 000 exemplaires.





mardi 27 octobre 2009

De la Politique à la Vie



Dans ce texte sous forme de proposition générale pour une rupture avec la gauche adressée à tous les anarchistes qui ne souhaitent plus attendre de miraculeux lendemains qui chantent, l’auteur trace des pistes claires pour une lutte anti-politique avec pour volonté d’avoir une incidence sur la pensée comme sur les actes.

"cette rupture avec la gauche est basée sur la nécessité de libérer la pratique de l’anarchie des confins et des limites de la politique, ce n’est certainement pas pour embrasser la droite ou toute une autre partie du spectre de la politique. Il s’agit plutôt d’une reconnaissance qu’une lutte pour la transformation de la totalité de la vie, une lutte pour reprendre le contrôle de chacune de nos vies dans un mouvement collectif pour la réalisation individuelle, ne peut qu’être entravée par des programmes politiques, des organisations « révolutionnaires » et des constructions idéologique auxquelles il faudrait s’asservir, parce que celles-ci aussi, tout comme l’État et le capital, exigent que nous leur donnions nos vies plutôt que d’en reprendre le contrôle.

Nos rêves sont bien trop grands pour les limites étroites du réalisme politique. Cela fait déjà depuis trop longtemps que nous aurions du laisser la gauche derrière nous pour continuer sur notre joyeuse voie vers l’inconnu de l’insurrection et la création de vies pleines et auto-déterminées."

Brochure à télécharger sur infokiosques.net